"Ο λόγος ο εφήμερος βαστά μόνο μια μέρα
το άρωμά του όμως κρατεί και νύχτα και ημέρα"
Στ.Γ.Κ., Νοε. 2010

Les dimanches durs (26-1-14)

 

 

 

ΚΥΡΙΑΚΗΣ ΤΟ ΑΝΑΓΝΩΣΜΑ

Parler d’un dimanche grec a l’ epoque de troika, c’ est parler d’ une routine amere,  dans un lieu où un espace et temps qui n’ont plus de sens. Et pour continuer a la facon d’ un ” mortel” , qui se moque de ces jours feries,  comme le texte suivant le montre, bien qu’il soit ecrit assez d’ annees avant:

“Or donc, un dimanche au Paradis.  Et plus précisément dans le petit coin de Paradis de Marcel Pagnol. Cigales, oliviers, ciel bleu et partie de pétanque. Rien ne manque et le tout ‘avé l’assent’.  Concentration des joueurs, boules étincelantes et oeil en coin sur les signes discrets du partenaire… Pagnol et Giono, Coluche et Peter Ustinov, Fernandel et votre serviteur… ‘Tu tires ou tu pointes ?’… Commentaires parfois acides, souvent nerveux et quelques bordées de jurons divinement incorrects.  Pas de problème : le dimanche au Paradis, c’est relâche générale…. A l’arrivée, victoire franco-britannique et tournée de bols d’Air pur à charge des vaincus. Epuisés par ces efforts intenses ou vaincus par la chaleur (c’est selon), affalés sur des chaises longues, nous méditons.  Ou plutôt nous subissons un lent mais progressif endormissement général.  C’est alors que Coluche, dans un sursaut de lucidité, la voix pâteuse, nous lance : ‘Sois fainéant, tu vivras !’. Ce fulgurant éloge de la Paresse éveille mon intérêt et confronté à une théorie aussi audacieuse que j’ignorais, il me faut en avoir le coeur net. Ciao la compagnie, direction mon ordinateur. Démarrage…click sur la souris…bonjour Internet et début des recherches…

Le Mortel moyen semble passer le plus clair de sa journée à travailler comme un fou pour…se reposer, le soir venu.  De plus, la Société lui octroie généreusement de nombreux congés pour augmenter encore son temps de repos.  J’en déduis donc qu’avec autant de plages de récupération, l’unité carbone devrait  posséder un énorme potentiel de productivité et bénir ses Supérieurs de prendre aussi bien soin d’elle… Au contraire, les jours de mise au repos se multiplient par le biais de blessures à répétition, de fatigues psychologiques, de maladies diverses, rares ou exotiques.  Et les Ephémères dépensent également une énergie folle en rouspétances, gémissements et récriminations à propos ‘des horaires inhumains qu’ils endurent, de la masse de travail qui leur est imposée, de la mauvaise qualité de la nourriture à la cantine ou des toilettes constamment bouchées…’.

Et le travail, dans tout cela, me direz-vous ?  Il devient bizarrement un sujet secondaire qu’on supporte quand même à coup de nombreuses et bienvenues pauses-café.  Et pourtant, certains philosophes de renom soutiennent l’effort dans le labeur, comme le français Henri Salvador, auteur d’un essai remarquable intitulé : ‘Le travail, c’est la santé’.  Je n’ai pas encore lu cette oeuvre mais le titre est une évidente invitation au dépassement de soi.  Je trouve que les Mortels devraient méditer cette phrase de l’ Archange Richard Henry Dana, professeur spécialisé dans la reconstruction spirituelle au Purgatoire, qui ne cesse de marteler à ses élèves : ‘Travailler durement, vivre durement, mourir durement et aller en Enfer après, ce serait vraiment trop dur’.

Tout cela m’a fatigué au plus haut point et je crois que je vais aller rejoindre mes potes pour une partie de manille.  Je jouerai avec Pagnol, c’est un spécialiste…

A demain les mortels !”

 


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