Η σταλινική Αυτοκρατορία! Και η κόρη του Στάλιν, η ΣΒΕΤΛΑΝΑ (en francais)
Posted on 15 Οκτ, 2024 in En français, Τα Παιδοπολίτικα | 0 comments
[Για όσους ξέρουν γαλλικά, θα αντιληφθούν την εγκληματική πολιτική του αιμοσταγούς ΣΤΑΛΙΝ απέναντι στους συμπατριώτες του. Προκειμένου να εκβηομηχανοποιήσει τη απέραντη Αυτοκρατορία-Σοβιετία του (1923-1953), για να ξεπεράσει τους Καπιταλιστές, δεν δίστασε καθόλου να θυσιάσει ΕΙΚΟΣΙ ΕΚΑΤΟΜΜΥΡΙΑ ανθρώπους, με εκκαθαρίσεις, γκούλαγκ, τεχνητούς ή αναγκαστικούς λιμούς (Ουκρανία, Volodomor), εκτοπίσεις, εκπατρισμούς κ.λπ. Κι αν δεν ήταν η νίκη στο ΔΕΥΤΕΡΟ ΠΑΓΚΟΣΜΙΟ ΠΟΛΕΜΟ, με τους Συμμάχους του (ΗΠΑ, Βρετανία) εναντίον του Άξονα, ίσως να είχε μείνει στην Ιστορία ως ο στυγνότερος δικτάτορας στον πλανήτη... Τα θύματά του υπερβαίνουν τους νεκρούς του Β' Παγκοσμίου Πολέμου!, Στ.Γ.Κ.]
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ΑΥΤΟΚΡΑΤΟΡΙΑ ΣΤΑΛΙΝ
“Honnêtement, c’est difficile de donner une réponse complètement tranchée à cette question. Il y a pas mal de nuances à apporter, comme c’est souvent le cas avec les questions historiques. Je précise que, dans cette réponse, je devrai quand même parler au moins un peu des goulags, tant ils sont indissociables du régime stalinien, tout comme les camps de concentration nazis sont indissociables du régime hitlérien.
Alors, que dire du bilan de Staline? Beaucoup de choses.
Certains diront que, durant les presque 30 années de son règne, l’Union soviétique a connu un développement industriel qui lui a permis de se hisser parmi les grandes puissances. C’est vrai, mais à quel prix?
D’autres le créditeront pour son rôle dans la défaite des nazis, ce qui est vrai aussi. Mais quid de ses erreurs comme les purges de 1937–38 qui ont affaibli l’Armée rouge, ou encore le pacte germano-soviétique?
Par où commencer cette réponse?
- Avant le règne de Staline
“À la fin de la révolution d’octobre 1917, l’ancien empire des tsars est exsangue. C’est un pays isolé politiquement, affaibli économiquement, et ce n’est pas sans difficultés que les dirigeants soviétiques vont tenter de le reconstruire. Pour cela, ils vont évidemment s’appuyer sur les percepts du communisme, avec une économie planifiée et centralisée.
-La première étape consiste donc à industrialiser massivement ce pays, qui possède des ressources naturelles immenses, mais qui est demeuré essentiellement agricole. Cependant, les première réformes échouent: une centralisation à outrance n’a pas permis de relancer efficacement l’économie, encore moins d’accroître les productions.
Face à cet échec, Lénine se montre pragmatique et accepte, dès 1921, de libéraliser partiellement l’économie soviétique en autorisant un retour à l’entreprise privée. C’est la Nouvelle politique économique (NEP).
L’amélioration qui s’ensuit a pour conséquence d’enrichir une minorités d’industriels et d’entrepreneurs, et, dans les campagnes, les koulaks, gros propriétaires terriens dominant une multitude de petits paysans.
- L’ascension de Staline
“En 1922, Lénine, déjà malade, entre en conflit avec l’un de ses plus proches collaborateurs: Joseph Staline, qui vient d’être nommé secrétaire général du parti communiste. Les deux hommes ont une vision différente de ce que doit être l’Union soviétique: Staline veut que la Russie absorbe les autres Républiques soviétiques (Ukraine, Biélorussie, Arménie, Géorgie, Azerbaïdjan…). En revanche, Lénine souhaite que l’URSS rassemble des Républiques égales et non dominées par la Russie.
Condamnant le «chauvinisme grand-russe» de Staline, Lénine finit par se brouiller avec celui qu’il avait qualifié dix ans plus tôt de « merveilleux Géorgien ». Ce chauvinisme ethnique russe est un choix pour le moins inattendu de la part de Staline qui est lui-même issu d’une minorité nationale (Γεωργία), mais cela doit lui permettre de s’assurer l’appui du peuple le plus important de l’Union.
Le 4 janvier 1923, près d’un an avant sa mort, victime d’une attaque cérébrale, Lénine dicte dans son testament:
Staline est trop brutal et ce défaut, parfaitement tolérable dans notre milieu, ne l’est plus dans les fonctions de secrétaire général du parti. Je propose donc aux camarades d’étudier un plan pour démettre Staline de ce poste.
À la mort de Lénine, Staline parvient habilement à se hisser au sommet du pouvoir. Il élimine tous ses rivaux, en particulier Trotsky qui doit fuir. Il instaure alors sa propre dictature.
- L’industrialisation de l’URSS
Rompant avec la NEP en 1927, Staline engage l’Union soviétique vers l’industrialisation à marches forcées en instituant des plans quinquennaux qui fixent des objectifs de production à atteindre:
Il faut transformer l’URSS, pays agraire et faible dépendant des pays capitalistes, en un pays industriel et puissant, parfaitement libre de ses actions et indépendant des caprices du capitalisme mondial.
Le premier plan, lancé en 1928, accentue la propriété collective des moyens de production et donne la priorité à l’industrie lourde: production de charbon, de pétrole, en misant sur les formidables ressources naturelles de l’Oural et de la Sibérie. On construit de gigantesques complexes sidérurgiques et métallurgiques comme dans le Donbass ou à Magnitogorsk, des usines de tracteurs voient le jour à Stalingrad, des chaînes automobiles à Gorki…
Trois plans quinquennaux se succèdent (le 3e sera interrompu par l’invasion allemande de 1941), atteignant chaque fois ou dépassant les objectifs. Les chiffres sont éloquents.
De 1928 à 1940, on passe de :
- 35 à 166 millions de tonnes de charbon extraites
- Pour le pétrole, on passe de 11,5 à 31 millions de tonnes
- La production d’acier passe de 4,5 à 18 millions de tonnes
- Celle d’électricité fait aussi un bond de 5 à 48 milliards de kwh.
Il faut bien l’admettre: c’est impressionnant. Il s’agit incontestablement d’un formidable élan industriel.
Mais le prix est terrible.
- Pénuries diverses
Au cours des années 1920–30, la population soviétique est frappée par « le plus vertigineux déclin du niveau de vie que l’Histoire ait jamais connu par temps de paix», pour reprendre les termes d’Alec Nove, spécialiste de l’économie soviétique.
Commençons par la pénurie de biens de consommation courante, dont la production a été sacrifiée au profit de l’industrie lourde.
La population manque de divers produits: tissu, sucre, beurre, papier, lampe, fourchettes, vêtements… Le manque de logements est lui aussi criant, entraînant dans les villes un entassement inimaginable, et plusieurs familles vivent dans une seule pièce. Si l’URSS s’affirme comme le «paradis» des ouvriers, il s’agit en fait plus d’une image de propagande qu’une réalité sociale. Pour financer l’industrialisation à marches forcées du pays, leur salaire réel baisse de moitié au cours du 1er plan quinquennal lancé en 1928. De plus, le contrôle à l’usine tend à se renforcer: plusieurs retards peuvent entraîner un licenciement et il faut 6 mois de présence dans une même entreprise pour pouvoir toucher les prestations sociales.
Mais le pire, c’est dans les campagnes.
- L’agriculture sacrifiée
La main-d’œuvre rurale est la principale victime de l’essor industriel.
Quand j’étais au collège, j’avais un prof d’histoire-géo qui nous a résumé cela en cette phrase: «Staline a sacrifié l’agriculture au profit de l’industrialisation du pays.» En effet, comment le régime stalinien compte financer cette industrialisation massive et accélérée? Par une surexploitation des ouvriers, comme on l’a vu, mais aussi et surtout par des prélèvements massifs (à des prix dérisoires) de la production agricole.
L’exportation de produits agricoles financera l’achat, à l’étranger, de biens d’équipement et de technologies indispensables à l’industrialisation. Ces prélèvements massifs seront à l’origine de terribles famines (totalement occultées par le régime) qui, entre 1931 et 1933, feront plus de 7 millions de victimes, notamment en Ukraine, au Kazakhstan et dans les régions de la Volga. En Ukraine, la famine a été intentionnellement aggravée par le régime dans le but de briser le nationalisme ukrainien, une menace pour la construction de l’URSS qui, rappelons-le, est aussi une entreprise de russification.
La collectivisation forcenée des campagnes explique aussi ces famines. Considérés comme des «ouvriers de la terre», les paysans sont parqués dans des fermes d’État (les sovkhozes) et collectives (les kolkhozes), structures mal adaptées aux mentalités rurales. Le mécontentement est général, tant chez les koulaks (les riches cultivateurs) que chez les moujiks (les petits paysans), s’ensuit alors une chute spectaculaire de la production.
Staline répond avec une férocité brutale: dès 1929, il décide la « dékoulakisation» des campagnes. Environs 2 millions de paysans sont déportés vers la Sibérie dans des goulags, 500 000 sont exécutés. Alors que la Russie était le premier producteur mondial de blé en 1913, s’abattent sur elle des famines meurtrières, ce qui obligera le pouvoir en place à faire marche arrière. Chaque famille se voit accorder un lopin de terre à cultiver librement ou servant à élever quelques têtes de bétail qui peuvent être vendues sur les marchés kolkhoziens.
- La répression politique
La terreur qui s’est abattue sur les campagnes n’a d’égale que celle qui empêche toute opposition politique. Pour mieux comprendre ça, il faut connaître un peu le fonctionnement de la dictature stalinienne:
-Staline refuse toute délégation du pouvoir, il intervient en permanence et minutieusement dans toutes les affaires jugées d’importance. Sous cet angle, sa dictature personnelle se distingue de la dictature hitlérienne, laquelle laisse plus d’autonomie. Au lieu de voir le régime nazi comme un système pyramidal, avec Hitler au sommet, il faut le voir comme un système satellitaire.
Au centre de la galaxie, Hitler laisse les échelons inférieurs fonctionner en relative autonomie, à condition évidemment qu’ils diffusent son autorité. Sinon, gare à eux ! En gros, pour résumer, Hitler accorde une confiance limitée mais réelle à ses servants.
La dictature hitlérienne repose ainsi sur le « principe charismatique » du Führer et sur un style de commandement « néo-féodal » qui laisse une grande marge de manœuvre aux Gauleiter (chefs de districts) nazis dans leurs fiefs régionaux.
-Ce n’est pas le cas en Union soviétique: Staline veut tout contrôler par lui-même. Pour assurer son pouvoir personnel, il procède à l’élimination d’une grande partie des élites politiques, économiques et militaires issues de la première génération bolchevique. Il les remplace par de nouveaux dirigeants qui lui doivent leur carrière et lui sont totalement dévoués. Ce processus se déroule particulièrement entre 1936 et 1938, années de la «Grande Terreur». En tout cela représente 80 % des cadres et responsables communistes, qui sont éliminés et remplacés.
L’armée n’est pas épargnée. Presque tous les officiers généraux sont exécutés, dont le maréchal Mikhaïl Toukhatchevski, brillant stratège qui avait dénoncé le danger hitlérien. La moitié des officiers supérieurs ou subalternes sont également fusillés ou déportés. Tous se voient accusés d’espionnage au profit de l’étranger.
Le NKVD (ancêtre du KGB) fait régner la terreur. Arrestations arbitraires, condamnations sans appel, déportations et exécutions sommaires se multiplient.
En seize mois (août 1937-novembre 1938), plus de 1,5 million de citoyens soviétiques sont arrêtés et condamnés selon un système de quotas qui indique le nombre d’individus à faire « passer en 1ère catégorie » (peine de mort) ou en « 2e catégorie » (dix ans de goulag).
Personne n’est à l’abri. Paysans, ouvriers, enseignants, scientifiques, Lituaniens, Ouzbeks, membres du parti… Peu importe qui l’on arrête, du moment qu’on remplit les quotas.
- Une puissance qui s’affirme
Malgré tout, il n’empêche que l’industrialisation à marches forcées a fait de l’Union soviétique une grande puissance avec laquelle il faut désormais compter sur la scène internationale.
La violence de l’État policier qui muselle l’opinion n’empêche pas une bonne partie du peuple de participer avec enthousiasme à sa construction. En 1936, la nouvelle Constitution garantit certaines libertés comme la liberté religieuse, ainsi que le suffrage universel direct même si la dictature du parti communiste est confirmée.
L’instruction surtout a fait des progrès considérables, à commencer par l’enseignement technique et la formation professionnelle, afin de répondre aux énormes besoins de l’industrialisation.
L’art et la culture sont mis au service de la propagande du régime. Autour de la figure de Staline, le culte de la personnalité assure la cohésion sociale, historiens et écrivains rivalisent de servilité pour célébrer ses mérites.
Les plans quinquennaux n’ont pas oublié l’industrie d’armement. En 1939, l’Armée rouge dispose ainsi de dizaines de milliers de chars et d’avions, bien que certains soient dépassés. Elle est forte de 12 corps d’armées, en cas de mobilisation, elle peut rassembler des millions de combattants.
Face à ce géant en devenir, les puissances occidentales hésitent entre crainte et mépris, entre fascination et méfiance. Les opinions publiques sont partagées entre crainte du péril bolchevique et admiration pour l’idéal communiste habilement promu par la propagande.
Beaucoup d’étrangers, par naïveté ou par corruption, ne peuvent s’empêcher de célébrer les vertus de l’URSS où règnent la joie de vivre et l’opulence ; un pays où le chômage a disparu, à la différence des pays capitalistes plongés dans la pire des crises économiques.
Sur le plan diplomatique, l’heure bien sûr n’est plus à l’isolement, et Staline a parfaitement compris (sans état d’âme idéologique) tout l’intérêt que suscite l’Union soviétique dans le jeu des alliances, comme le démontre le pacte signé avec l’Allemagne nazie, en août 1939.
En septembre 1939, conformément à ce fameux pacte, Hitler et Staline envahissent conjointement la Pologne et se la partagent, ce qui permet (temporairement) à l’Union soviétique de retrouver à peu près les mêmes frontières que sous l’Empire des tsars.
Mais le pacte ne sauve finalement pas l’URSS de l’agression nazie.
- Le « vainqueur de la Grande Guerre patriotique »
Le 22 juin 1941, Hitler lance l’opération Barbarossa, l’invasion de l’Union soviétique. Les Soviétiques parviennent aussi à se relever grâce à leur résilience et à leur patriotisme piqué au vif. Exacerbé par les atrocités commises par l’envahisseur, ce sentiment patriotique renforce le consensus social, qui est probablement l’arme principale de la survie de l’URSS.
Les Soviétiques remportent finalement la guerre, aux côtés des Alliés occidentaux, mais au prix de pertes incomparables (plus de 20 millions de morts). Ces terribles pertes sont dues en premier lieu à la barbarie nazie, mais aussi au peu de valeur qu’accorde le régime stalinien à la vie humaine.
Très habilement, grâce à son remarquable sens politique, Staline parvient à identifier sa personne à la cause sacrée, celle de la Mère Patrie.
Ainsi, les soldats vont au combat en chantant «Combattons pour la Patrie! Combattons pour Staline!» Le culte de Staline, identité à la Russie souffrante, combattante et enfin victorieuse, se propage dans tout le pays et bien au-delà. Staline est vu comme le vainqueur de la «Grande Guerre patriotique».
Ainsi, la mémoire des crimes staliniens est largement éclipsée par le rôle majeur joué par l’Union soviétique dans l’écrasement du nazisme. Stalingrad efface la Grande Terreur et les famines des années 30, ainsi que le pacte germano-soviétique.
- L’homme fort de Yalta
La conférence de Yalta, en février 1945, marque l’apogée de Staline sur la scène internationale. Jouant habilement des divergences entre Britanniques et Américains, et de la confiance que Roosevelt lui accorde, Staline pousse son avantage et assure à l’URSS une place prépondérante, notamment un siège à la conférence constitutive de l’ONU et la reconnaissance de l’emprise soviétique sur la Pologne.
L’URSS est devenue incontestablement une superpuissance mondiale, avec laquelle désormais seuls les USA peuvent rivaliser. Elle est à son apogée grâce à sa puissance militaire et à sa maîtrise de l’industrie lourde, qui constitue à l’époque l’un des fleurons de l’économie mondiale.
Dans ces années d’après-guerre, Staline est au faîte de son prestige. Après un certain relâchement pendant la guerre, il renforce à nouveau son pouvoir personnel: personne ne doit lui faire de l’ombre, pas même l’Armée rouge.
Les principaux chefs militaires, auréolés du prestige de la victoire, sont totalement écartés. Parmi eux, notamment le célèbre maréchal Joukov, le «vainqueur de Berlin», l’un des rares officiers à avoir échappé aux purges de 37–38 et grand artisan des victoires soviétiques pendant la guerre.
C’est dans ces années-là que le système concentrationnaire soviétique atteint son apogée.
Entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et la mort de Staline en 1953, les goulags n’ont jamais été aussi remplis. Ce n’est qu’après cette date qu’ils commenceront à désemplir, même s’ils resteront fonctionnels jusqu’à la chute de l’URSS, en 1991. Sous le règne de Staline, l’Union soviétique est devenue puissante, c’est indéniable, mais sa population l’a payé au prix fort. Au total, pendant la dictature stalinienne, environ 20 millions de Soviétiques (soit un adulte sur six) ont connu la déportation
[1] Et si on ajoute à ça les famines des années 30 et les exécutions diverses, on peut dire sans exagérer que, dans l’Histoire, peu de pays ont été autant déchirés de l’intérieur que l’URSS de Staline.
- Comment est vu Staline aujourd’hui ?
Les crimes de Staline ont été publiquement dénoncés par son successeur, Khrouchtchev, en 1956. L’année 1989 a vu la création de l’association Memorial, chargée d’étudier scientifiquement les répressions de masse pendant l’ère soviétique, en particulier durant la période stalinienne.
Toutefois, cette association a été dissoute en décembre 2021 par Poutine qui, depuis des années, tend à réhabiliter Staline à des fins politiques, et même idéologiques
Ainsi, dans le discours tenu actuellement en Russie, Staline n’est ni le responsable des grandes famines des années 30, ni l’ordonnateur des purges de la Grande Terreur.
Il est vu comme le vainqueur de la Grande Guerre patriotique, l’homme qui a fait entrer la Russie dans une certaine modernité, a su préserver l’Empire et fait porter à son zénith la puissance et le prestige international de son pays.
Évidemment, inutile de préciser qu’en Ukraine, Staline est vu de manière beaucoup moins positive, compte-tenu de sa responsabilité dans l’Holodomor.
Sources biblio
Guez, O. Le siècle des dictateurs, Éditions Perrin, 2019
Quétel, C. La Seconde Guerre mondiale, Larousse, 2007
Notes de bas de page
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Δεστε και https://fr.rbth.com/histoire/86086-descendants-staline-destin
ΣΒΕΤΛΑΝΑ
Le deuxième enfant de Nadejda Allilouïeva et Staline était Svetlana, qui a pris le nom de famille de sa mère. Elle est née en 1926 et n’avait que 6 ans lorsque sa mère s’est suicidée. En 1967, Svetlana a fui l’URSS et s’est installé aux États-Unis. Déjà en exil, elle a écrit un livre sur sa famille, Vingt lettres à un ami, qu’elle a dédié à sa mère, en essayant de recréer sa personnalité et sa relation avec son mari à partir des souvenirs de ses amis. Le livre est devenu un best-seller et lui a rapporté beaucoup d’argent, grâce auquel elle a pu vivre aux États-Unis jusqu’à la fin de ses jours.
Svetlana a eu plusieurs maris. De son premier mariage précoce, elle a eu un fils, Joseph Allilouïev (1945-2008), qui est devenu chirurgien cardiaque. Son fils Ilia Voznessenski (né en 1970) est quant à lui architecte.
De son mariage avec Iouri Jdanov, elle a eu une fille, Ekaterina, née en 1950. Lorsque sa mère a émigré, cette dernière a renoncé à ses liens familiaux et a cessé de communiquer avec elle. Elle travaille maintenant comme volcanologue, vit dans un village du Kamtchatka et refuse de parler aux journalistes, niant tout lien avec Allilouïeva.
Aux États-Unis, Allilouïeva a épousé William Peters et a eu une fille, Olga Peters (née en 1971), qui a ensuite changé son nom en Chrese Evans. En 2016, des photos d’Evans dans le style punk, avec tatouages et piercings, sont apparues en ligne, créant la surprise au sein de la population russe.




