"Ο λόγος ο εφήμερος βαστά μόνο μια μέρα
το άρωμά του όμως κρατεί και νύχτα και ημέρα"
Στ.Γ.Κ., Νοε. 2010

Πατέρες και κόρες

Πόσες φορές δεν μας τυχαίνει να είμαστε ψυχροί ακόμη και με τους γονείς μας!

Όσα σφάλματα κι αν κάνουν, όσα σφάλματα κι αν κάνουμε, τα παιδιά είναι παιδιά και οι γονείς είναι γονείς .

Μόνον όταν τους χάσουμε, καταλαβαίνουμε τι θα μπορούσαμε να τους προσφέρουμε και δεν το κάναμε…

Η παρακάτω “ψυχοθεραπευτική” επιστολή γραμμένη απ΄τον ψυχολόγο Ζακ Σαλομέ, επιβεβαιώνει τα πολλά κρυμμένα συναισθήματα που “σπαταλιούνται” με το να μένουν στην… κατάψυξη του εγωισμού μας!

ΤΟ ΚΟΡΙΤΣΙ ΜΕ ΤΙΣ ΕΠΙΘΥΜΙΕΣ

Il était une fois une petite fille qui avait plein de désirs, mais vraiment plein de désirs (=που είχε πολλές, μα πολλές επιθυμίες). Des désirs tous azimuts, multiples, qui se combattaient en elle, qui se concurrençaient (=που συναφωνίζονταν μεταξύ τους). Dans sa vie de tous les jours, elle n’arrivait pas à faire des choix (=δεν κατάφερνε να κάνει επιλογές): étudier tel ou tel auteur, suivre telle ou telle orientation… faire telle ou telle activité, elle se sentait bloquée, coincée (=στριμωγμένη), incapable de prendre une décision.

C’était terrible pour elle. Un jour elle décida de s’approcher de son père. Elle le fuyait depuis longtemps, elle le disqualifiait (=κακοχαρακτήριζε), voyant en lui plein de defaults (=πολλά σφάλματα).

Oui, elle décida de s’approcher plus près de lui.

Elle commença par lui écrire une lettre qui débuta (=άρχισε) ainsi:

« Papa, je voudrais te dire combien tu es important pour moi, te dire aussi tout l’amour que j’ai pour toi et encore toutes les peurs (=όλους τους φόβους) qui m’habitent et qui m’empêchent (=μ΄εμποδίζουν) de me laisser aller, d’être gentille et tendre avec toi. Nous qui étions si proches quand j’étais petite, te souviens-tu quand je grimpais sur tes genoux ? J’avais droit à un petit moment, à moi toute seule. Certains soirs, je faisais semblant (=προσποιούμουν) de m’endormir pour que tu me portes dans tes bras jusque dans ma chambre. Je me faisais très lourde pour te garder le plus longtemps possible. Je me souviens que j’aimais te peigner, je me souviens de plein de moments qui ne sont plus. »

« Et je ne sais plus quand j’ai commencé à avoir peur de toi (=να σε φοβάμαι). Je ne sais plus quand tout à commencé à se coincer, quand quelque chose s’est fermé entre nous deux ! Il n’y pas eu de drame, pas d’ esclandre (=ούτε φασαρία), juste une série d’événements tout bêtes(=τελείως ανόητα), presque insignifiants mais qui soudain prenaient des proportions énormes (=τεράστιες διαστάσεις) ».

« Puis un jour, tu as commencé à me faire des réflexions sur tout et rien. Et là j’ai commencé à te trouver bête, à te detester (=απεχθάνομαι). Je trouvais que tu ne comprenais rien… j’avais l’impression que tu me rejetais (=με απέρριπτες), que tu ne m’aimais plus ! Que tu m’empêchais (=με εμπόδιζες) de vivre ! Alors là, pour t’empêcher, j’ai fait l’inverse (=έκανα το αντίθετο) de tout ce que tu me disais de faire. Je voulais vraiment te blesser (=πράγματι να σε πληγώσω), te montrer que tu ne comprenais rien. Nous en avons beaucoup souffert tous les deux et moi pour rien au monde je ne l’aurais avoué ».

« Papa, nous avons manqué de nous perdre plusieurs fois. Je ne pouvais rien te dire car tu avais réponse à tout. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’il me faut t’apprivoiser(=οφείλω να σε εξημερώσω) ».

J’ai envie de poser ma tête sur ton épaule, de me laisser aller en te chuchotant : « Papa, même si je suis devenue une femme, je reste ta fille, je te vois bien comme mon papa et je me vois comme ta fille ».

« J’ai besoin de t’apprivoiser papa, de te retrouver (=να σε ξαναβρώ) pour pouvoir être celle que je suis(=για να μπορέσω να είμαι αυτή που είμαι ».

« J’ai un grand soulagement (=ξαλάφρωσα) de t’avoir écrit tout cela. Je n’attends pas de réponse, simplement que tu m’accueilles quand je viendrai près de toi, que tu m’ouvres grands les bras comme un papa tout heureux de retrouver sa fille ».

« Je t’embrasse très fort. Ta fille ».

[Ainsi se termine le conte d'une ex-petite fille qui aurait tant voulu se rapprocher de son papa avant qu'il ne soit trop tard. (Jacques Salomé, Contes à guérir - Contes à grandir) http://www.j-salome.com/]

Θαυμάσια επιστολή, όλο τρυφερότητα μα και ειλικρίνεια, αποκαλυπτικότητα αλλά και επιθυμία. Έτσι δεν είναι;

Στ.Γ.Κ.


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